Valérie Pécresse répond aux auditeurs de Fun Radio

Publié le par Le Veilleur

Invitée pendant une émission de libre antenne, la ministre de l'Enseignement a répondu pendant deux heures aux questions variées des jeunes auditeurs, sur l'université, la loi Hadopi, se permettant, au passage, quelques plaisanteries.

Valérie Pécresse (Sipa)

Valérie Pécresse (Sipa)

Sollicitée par la radio musicale Fun Radio, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche a répondu en direct et pendant deux heures aux questions des jeunes auditeurs, de 21 heures à 23 heures, pendant une émission de "libre antenne".
Les auditeurs ont sollicité l'avis de la ministre sur des points très variés, du blocage dans les universités aux boutades de Silvio Berlusconi.

"Personne n'est propriétaire de l'université"


La ministre a d'abord défendu la levée des blocages dans les universités fermées, ainsi que les interventions policières : "Personne n’est propriétaire de l’université, on ne peut pas prendre en otage l’université, je ne comprends pas les blocages universitaires, je crois à la concertation mais je ne comprends pas les blocages par la force", a-t-elle justifié.

Elle a défendu la réforme des universités, comme étant "nécessaire" : "on essaye de faire une réforme depuis 25 ans, on peut toujours faire mieux, mais à un moment il faut sauter le pas de l’autonomie (...) On peut toujours améliorer les choses mais on ne va pas revenir sur l’autonomie".

"On m'a craché dessus"


Les auditeurs ont également interrogé Valérie Pécresse sur la récente loi création et internet (Hadopi), votée dans la semaine par le Parlement : "Sur internet on arrivera à un régime type radio, avec des droits d’auteur qui seront payés au forfait, on trouvera une solution technique pour ne pas payer quand on télécharge. Mais aujourd’hui il faut qu’on paye quand on télécharge : les disques, les films, ça a de la valeur (…). Le message est clair, la culture a un prix".

La ministre a également fait part de ses opinions en matière de partis politiques, en évoquant l'extrême gauche, perçue comme "très violent" : "Monsieur Besancenot est très violent. J’ai été confrontée à des groupes d’extrême gauche qui ont tenté de rentrer dans des amphis avec des barres de fer, qui m’ont craché dessus. L’extrême gauche c’est très violent".

Interrogée sur des sujets plus légers, la ministre s'est permis quelques plaisanteries, notamment en évoquant une boutade de Silvio Berlusconi rapportée par Nicolas Sarkozy : "Savez-vous pourquoi le système bancaire italien n’a pas fait faillite ? Parce que les italiens ne parlent pas anglais". Elle a cependant conclu l'émission de libre antenne en revenant, une dernière fois, sur la réforme des universités.

Source Nouvelobs.com

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