Polémique après l'attaque de policiers à La Courneuve
Une compagnie de CRS supplémentaire (70 hommes), une quarantaine de policiers parisiens envoyés en renfort et l'assurance de la ministre de l'Intérieur, Michèle Aliot-Marie, d'être « sans pitié »... La cité des « 4.000 » de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) était placée sous haute surveillance hier après les tirs à l'arme automatique essuyés dans la nuit de samedi à dimanche par des policiers. Ces derniers convoyaient vers l'hôpital de Bondy deux gardés à vue, qualifiés de « trafiquants de stupéfiants de bon niveau » par le commissaire, lorsqu'ils ont été attaqués. Ils ont réussi à mettre leurs agresseurs en fuite et il n'y a pas eu de blessés. Le maire PCF de La Courneuve, Gilles Poux, s'est néanmoins alarmé d'« une escalade préoccupante de la violence ». Selon lui, la destruction imminente d'une des barres de la cité et la pression de la police font « perdre une partie de leur territoire aux trafiquants » et « augmente les tensions ». Comme le maire de la ville, le président PS du conseil général, Claude Bartolone, a réclamé un « plan de rattrapage » pour les commissariats du département, où il manque, d'après lui, 400 policiers. Xavier Bertrand a martelé que « l'insécurité recule » mais qu'il faut « prendre en compte les nouveaux phénomènes »... s'attirant l'ironie de la députée PS Delphine Batho : « Pour le secrétaire général de l'UMP, tout va très bien madame la Marquise... Le gouvernement ne maîtrise plus la situation. »