Le temps de parole "non régalien" de M. Sarkozy sera désormais décompté

Publié le par Le Veilleur

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a adopté, mardi 21 juillet,"un nouveau principe de pluralisme qui régira les équilibres des temps de parole des personnalités politiques à la télévision et à la radio à partir du 1er septembre 2009 ".


Dès cette date, prendra fin la règle dite des "trois tiers" qui, depuis quarante ans, mesurait les temps de parole du gouvernement, de la majorité et de l'opposition. Les interventions du président de la République n'étaient pas prises en compte.


Dès septembre, le nouveau principe établi par le CSA décomptera aussi "les interventions du président de la République relevant du débat politique national, ainsi que celles de ses collaborateurs ".


Cette décision semble satisfaire la majorité et l'opposition. Elle est "sage et conforme à la République exemplaire voulue par Nicolas Sarkozy", a déclaré, mardi, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP.


"La décision du CSA sur le temps de parole présidentiel nous a donné enfin raison. Le président n'est pas un acteur au-dessus de la mêlée"


En pratique, le CSA s'est conformé à un arrêt du Conseil d'Etat du 8 avril. Il stipulait que les interventions du président de la République et celles de ses principaux collaborateurs devaient être prises en compte par l'autorité de régulation de l'audiovisuel.


Après cet avis du Conseil d'Etat, le CSA avait appliqué depuis le 27 avril une "méthode provisoire" de mesure. Radios et télévisions étaient invitées à prendre en compte les propos "non régaliens" du président de la République. Les réactions n'étaient pas décomptées du temps de parole des opposants si ces dernières étaient diffusées dans les deux jours suivants l'intervention de Nicolas Sarkozy. Un système jugé "trop compliqué " à mettre en oeuvre, a reconnu mardi Marie-Laure Denis, membre du CSA.


Selon l'autorité de régulation, la nouvelle méthode de calcul vise plusieurs objectifs, dont le principal est de prendre en compte les interventions du président de la République qui relèvent du "débat politique national".


Dans un souci de "simplification", les nouvelles règles regroupent les temps de parole de la majorité présidentielle, des membres du gouvernement, des personnalités appartenant à la majorité parlementaire et ceux des collaborateurs du chef de l'Etat. En contrepartie, indique le CSA, "les temps d'intervention de l'opposition parlementaire ne pourront être inférieurs à la moitié des temps de parole cumulés du chef de l'Etat et de la majorité présidentielle ".

Source LeMonde.fr

, se sont félicités les députés PS Jean-Marc Ayrault et Didier Mathus. De son côté, l'Elysée a estimé, mardi, que le choix du CSA "va dans le sens d'une plus grande qualité du débat démocratique".
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