Le PS monte au créneau après le «week-end médiatique» de Sarkozy

Publié le par Le Veilleur

Jugeant que l'audiovisuel public s'est, lors des festivités du 14-Juillet, mis «au service de la propagande du président de la République», le parti réclame de nouveau au CSA une révision de son temps de parole.

Agacé par la «séquence de jolie, mais désolante, communication politique» du week-end du 14 juillet au profit de Nicolas Sarkozy, le PS remonte au créneau sur le temps de parole accordé au président de la République. Et exige du CSA, «en application de la décision du Conseil d’Etat» rendue en avril dernier, une révision de la prise en compte de l’expression présidentielle.


Lors de son point presse, le porte-parole du PS, Benoît Hamon s’en est surtout pris, ce mercredi, au portrait de Sarkozy, qu’il qualifie d’«hagiographique», diffusé lundi soir sur France 5, dans le cadre de sa série, «A visage découvert».

«Aucun examen critique»

Le signe, selon Hamon, de «la façon dont l’audiovisuel public s’est mis au service de la propagande du président de la République»: «on y exalte sa capacité à libérer les informières bulgares et Ingrid Bétancourt, on oublie de revenir sur l’épisode Kadhafi et l'échec patent en Géorgie. On dessine une politique étrangère sous le jour d’un président actif, volontariste qui bouscule les codes, sans aucun examen critique», dénonce-t-il.


Idem pour la «remarquable séquence avec Michel Druker», mardi soir sur France 2. S’il la laisse de côté, estimant qu’«une chaîne privée fait ses choix éditoriaux comme elle l’entend», Benoît Hamon mentionne tout de même l’épisode «gigantesque» au cours duquel Carla Bruni-Sarkozy «fait visiter les jardins de l’Elysée à Jean-Claude Narcy», mardi sur TF1.

«Niveau de tension sociale sans précédent»

Cette «communication exubérante» serait destinée à masquer une réalité embarassante pour le gouvernement, selon le socialiste qui cite «le record de voitures brûlées» au cours du week-end, les préoccupations sur le chômage et le pouvoir d’achat, «les millions de Français qui ne partent pas en vacances» et «un niveau de tension sociale sans précédent».


Le PS réclame donc, à nouveau, une révision du calcul de l’expression politique dans l’audiovisuel, en divisant ce temps de parole en deux parties: l’une attribuée «à la majorité, au gouvernement et au président de la République» lorsque son propos «échappe à sa fonction protocolaire et relève d’une expression politique», et une autre moitié à l’opposition.


Outre cette interpellation lancée au CSA, le parti compte faire des «propositions» à ses partenaires de gauche pour les associer à «des initiatives de riposte» à ce «week-end médiatique».

Source Liberation.fr

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article