Propriété privée de Christian Clavier : entrée à 500 euros

Publié le par Le Veilleur

Ils avaient été condamnés en première instance, en novembre, à 500 euros d'amende. Même jugement, mercredi pour les dix nationalistes corses qui s'étaient introduits en août 2008  dans l'enceinte de la  propriété de Christian Clavier. Parmi eux, trois élus indépendantistes à l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, Rosa Prosperi et Véronique Sciaretti figurent.  "Nous envisageons d'aller en cassation", a indiqué Paul-Felix Benedetti, membre exécutif du mouvement indépendantiste corse Corsica Libera aussi condamné dans cette affaire. "Pour nous, il n'y a jamais eu de violation de domicile", a-t-il affirmé, précisant : "Nous sommes entrés sur un site non clôturé et, de plus, la jurisprudence est constante en ce domaine, un jardin ne peut en droit être considéré comme un domicile", a-t-il soutenu.

Spéculation immobilière
 
A l'audience, l'avocat général, Pierre-Yves Radiguet avait requis 1500 euros d'amende, trois fois le montant auquel avaient été condamnés les prévenus en première instance. "Les manifestants se sont servis de Christian Clavier pour avoir une tribune médiatique", avait-il affirmé, ajoutant : "C'est un choix judicieux étant donné que Christian Clavier est connu pour ses succès cinématographiques et son amitié avec le président" de la République, Nicolas Sarkozy. Les avocats des militants avaient plaidé la relaxe et qualifié de "non événement" leur entrée sur la propriété de l'acteur. Ils avaient aussi réfuté toutes "menaces, violences ou pression psychologiques" à l'encontre des employés, et rejeté l'accusation d'effraction. En première instance en novembre, le parquet avait réclamé 2000 euros. Il avait fait appel, comme les dix condamnés qui encouraient un an de prison et 15.000 euros d'amende pour "violation de domicile".
 
Le 30 août 2008, après un rassemblement devant la mairie de Porto-Vecchio pour protester contre la spéculation immobilière, favorisée, selon eux, par certains élus UMP et dopée par l'installation de "people" dans l'île, les nationalistes s'étaient rendus sur la propriété de l'acteur, dans le lotissement de Cala d'Oro et y étaient restés environ une heure. L'occupation avait coûté son poste au patron des forces de sécurité intérieure, Dominique Rossi, soudainement muté par le ministère de l'Intérieur, un limogeage qui avait fait grand bruit, notamment dans la classe politique.


Source TF1.fr

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