Morano est ministre de la famille. Pour mieux la détruire.

Publié le par Le Veilleur

Cette semaine l’article de Sylvain Lapoix sur la proposition de Nadine Morano de réformer ou réduire les deux ans de cotisation «offerts» par enfant aux mères de famille, au nom de l'égalité homme-femme a suscité plus de 120 réactions de la part des mariannautes. Devant la commission sur les comptes de la sécurité sociale, la secrétaire d’Etat à la famille a évoqué  «une concertation avec les partenaires sociaux et les associations familiales sur l’évolution de la majoration de durée d’assurance de 2 ans par enfant». Sous entendu la remise en cause de la prise en compte de l'impact de la grossesse pour les femmes.

Les mariannautes ont rapidement embrayé. Lola témoigne et fait part de son évernement : « J'ai travaillé dans un grand cabinet de radiologie privé. Travail dur (chaleur, piétinement permanent, charges à porter, patients à manipuler) avec une salle d'attente qui ne désemplit pas à longueur de journée. Ambiance exécrable mais ça, c'est une autre histoire...mais qui explique un stress important supplémentaire jour après jour...Je n'ai jamais eu aucun avantage : pas de tickets restaurant, pas de chèques vacances, ni de centres de vacances à prix réduits, jamais de primes, pas de 13ème mois évidemment, rien. J'ai élevé trois enfants et donc, la seule perspective "d'avantage" que j'avais pour toute ma carrière, c'était d'avoir une année supplémentaire de cotisation par enfant pour la retraite! eh ben non! même ça, c'est trop! ».

De son côté Claribelle s’interroge : « Nadine Morano est ministre de la famille: est-ce pour la protéger ou pour mieux la détruire ? Quand on voit le nombre d'attaques de sa part que subissent la famille en général et les mères en particulier, on peut se le demander: remise en cause des allocations familiales, du congé parental, de la carte de familles nombreuses, des « avantages » retraite aux mères (qui souvent ont dû réduire -temps partiel- ou arrêter leur activité pour gérer la garde des enfants et dont la retraite sera donc forcément moindre), etc. Quant au « trou de la sécu », que l'Etat paie d'abord ses dettes et après on verra... ».


Les mères de famille: des victimes prévisibles

S'il s'indigne de la proposition Morano, Pauvre France y voit aussi un des effets pervers du féminisme et une des dérives de la revendication d’une égalité hommes-femmes : « Vous voyez bien que l'égalité est une vaste fumisterie, la complémentarité est le seul avenir de l'être humain. La femme est aussi capable de faire comme les hommes : de la politique, des sports de combat, de l'aviation (même à risque) etc.  Donnez les moyens de le faire, mais laissez lui le choix de faire des enfants et de les assumer pleinement si elle en a envie ( et la possibilité matérielle ) ne l'obligez pas à se culpabiliser chaque fois qu'elle fera un choix personnel pour une bonne cause HUMAINE . C'est respecter l'être humain pas le traiter en esclave Madame Morano !!!! ».

Pour sa part, CC2 recontextualise cette proposition qui ne l'étonne guère : « nombre d'intervenants sur ce forum semblent étonnés de l'attitude de Morano. Elle obéit aux ordres. Elle est parfaite dans son rôle de godillot du pouvoir capitaliste!! Pourtant, lorsque la réforme des retraites de 2003 avait spoliée les mères de familles fonctionnaires. Il était EVIDENT que les prochaines victimes seraient les mères de famille du privé. Aujourd'hui on nous ressert les mêmes mensonges sur l'égalité public/privé. Cela était prévisible puisque c'est une façon de gouverner pour les politicards en place!! Le rôle social de la maternité est jeté aux orties ».

Cerise relativise, non sans humour : « m'en fiche ... j'ai abandonné ma mère sous X » .

Source Marianne2.fr

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