Sarkozy: «On n'a pas attendu les Verts...»

Publié le par Le Veilleur

Après s’être fait mousser, mardi, en champion de l’écologie, surfant sur le succès surprise des listes Europe Ecologie, Nicolas Sarkozy a décoché mercredi une flèche en direction de Daniel Cohn-Bendit: On n’a «pas attendu les Verts pour savoir que l’environnement est important», a ironisé le chef de l’Etat, en recevant les sénateurs UMP.


Les Verts ont, de leur côté, regretté mercredi que le président de la République ne se soit montré qu’à «demi-écologiste», selon l’expression de leur porte-parole, Jean-Louis Roumégas. Sarkozy «a apparemment pris acte du poids du vote écologiste dans ces élections» mais «la leçon qu’il tire n’est absolument pas la bonne», a-t-il jugé.


Le chef de l’Etat a affiché sa volonté de faire de la France un «leader» des énergies renouvelables, sans toutefois renoncer au nucléaire, lors d’un discours en Savoie mardi. «Il ne s’agit pas de mettre un euro dans le nucléaire et un euro dans les énergies renouvelables, il s’agit de mettre les deux euros dans les énergies renouvelables», a voulu rectifier Roumégas pour qui «le nucléaire est déjà ultra-dominant en matière d’électricité».


Lassé par les tentatives d’instrumentalisation tous azimuts du discours écolo, Noël Mamère, qui avait déjà appelé mardi à «arrêter de nous faire croire que la droite serait par miracle devenue le 7 juin au soir écologiste», a renouvelé ses critiques mercredi: «lorsqu’on met un chapeau vert sur une chèvre, c’est toujours une chèvre», a taclé le député (Verts) de Gironde, considérant qu’on ne «pouvait pas croire à la sincérité des partis et de l’exécutif» sur l’environnement.

Source Liberation.fr

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