La justice rebat les cartes électorales à Aix

Publié le par Le Veilleur

C'est reparti pour un tour, ou deux.

A la suite d'un recours déposé par Stéphane Salord (MoDem), ancien deuxième adjoint de Maryse Joissains, la maire UMP d'Aix-en-Provence, le Conseil d'Etat a annulé hier les élections municipales aixoises. « Les propos et les insinuations, d'une nature et d'une gravité inadmissibles, qui ont émaillé la campagne ont constitué des manoeuvres ayant pu fausser les résultats du scrutin », affirme le Conseil d'Etat. Un tract anonyme « qui contenait des imputations injurieuses et diffamatoires », avait notamment été diffusé à l'encontre de François-Xavier de Peretti (MoDem), la tête de liste de Génération Aix, et certains de ses colistiers. En outre, le Conseil d'Etat dénonce les propos « non démentis » de Maryse Joissains dans un article de presse, mettant « clairement en cause la vie privée du candidat de la liste Génération Aix ». De son côté, la maire assure n'avoir « jamais failli à l'honneur ».

Qualifiant de « politique » la décision du Conseil d'Etat, elle projette de déposer un projet de loi pour « exclure du contentieux électoral tous les conseillers d'Etat ayant un engagement politique ». Elle indique aussi vouloir saisir la Cour européenne des droits de l'homme. Selon elle, « une telle décision fragilise toutes les élections à venir en mettant en place une insécurité juridique majeure ».

Dans l'opposition, c'est l'effervescence. « C'est une chance exceptionnelle », estime François-Xavier de Peretti qui appelle à « l'unité la plus large possible ». Le soir du premier tour, une union des trois listes d'opposition PS, DVG et MoDem avait été envisagée, sans aboutir. Michel Pezet (DVG) joue la même carte : l'ancien député socialiste, qui s'était désisté au second tour au profit du PS, espère une large union pour « réveiller Aix de ses huit ans d'endormissement ». Alexandre Medvedowsky (PS), lui, ne dévoile pas tout de suite son jeu. S'il « prend acte de la décision » du Conseil d'Etat et se dit « très favorable à un rassemblement », le socialiste, arrivé le 16 mars 2008 à 747 voix d'écart avec l'UMP, ne veut « donner aucun nom de personne ou de parti » avec lequel une union serait possible. Comme Michel Pezet, il devrait dès ce soir, réunir l'ensemble de son ancienne liste pour « discuter » de la nouvelle donne. Rapidement, puisque les nouvelles élections devraient être organisées dans les trois prochains mois.

Source 20minutes.fr

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