Guerre de succession à la mairie de Corbeil

Publié le par Le Veilleur

Certains y croyaient. D’autres ne pouvaient s’y résoudre. Pendant un an, Corbeil a vécu divisé, sur fond de tensions. Finalement, le Conseil d’Etat a décidé hier d’annuler les élections.
Mais dans ce combat judiciaire de plus d’un an entre le maire UMP Serge Dassault et le PC Bruno Piriou, ni l’un ni l’autre ne pourra participer aux nouvelles élections, probablement organisées en septembre.

Alors, le bal des prétendants est ouvert. A droite comme à gauche. D’autant qu’après trois réélections, à 84 ans, Serge Dassault n’a jamais désigné de successeur.

Xavier Dugoin sur les rangs

Hier, il a cependant organisé une réunion de crise avec ses adjoints. Tout naturellement, les noms de la première adjointe MoDem Nathalie Boulay-Laurent et du fidèle bras droit Jacques Lebigre, adjoint chargé de la jeunesse, circulent. Sans soulever l’enthousiasme général. Ils restaient injoignables hier.

Mais c’est le maire de Mennecy, Xavier Dugoin, qui anime le landernau. L’ex-patron du département passé par la case prison s’est manifesté auprès du président de l’UMP 91. « Ce n’est pas la candidature la moins intéressante, concède Georges Tron, patron de l’UMP essonnien. Il faut à Corbeil une personnalité faite pour ce combat, loin des disputes locales ridicules et qui ne soit pas accusée d’avoir joué contre son camp.

» Jean-Michel Fritz, l’ex-premier adjoint, mis au ban par Serge Dassault, s’est lui aussi fait connaître. Si l’UMP ne l’investit pas, il partirait avec l’élu Jean-Luc Raymond, lui aussi écarté de la majorité. Georges Tron assure avoir reçu au total cinq candidatures. « Serge Dassault a son mot à dire », ajoute-t-il. Et Paris tranchera. Des listes sans étiquette pourraient aussi troubler la donne. Le médiateur Rachid El Mahdi est sur les rangs.

A gauche non plus, la situation n’est pas simple. Inéligible, le PC Bruno Piriou a adoubé l’ex-candidat communiste aux cantonales Michel Nouaille. Pour mener « une liste de rassemblement ». « Si Serge Dassault n’avait pas triché, nous dirigerions la ville, décrypte Bruno Piriou. Il est un peu opportuniste que des individus qui n’ont pas cru ou pas mené ce recours en profitent maintenant ! » Le rassemblement, les autres leaders y sont tous favorables… mais sur leur nom. Le conseiller général PS Carlos Da Silva estime incarner le mieux le renouveau. Quant au Vert Jacques Picard, il met en avant ses treize ans d’opposition et les scores des européennes. « Les Verts sont la première force de gauche à Corbeil, souligne-t-il. Une nouvelle période s’ouvre. » Quoi qu’il en soit, l’union que tous appellent de leurs voeux semble bien mal engagée.

 


Source LeParisien.fr

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