Corse-Clavier: le procès en appel s'ouvre

Publié le par Le Veilleur

Le procès de dix nationalistes jugés pour avoir brièvement occupé fin août 2008 le jardin de la villa de l'acteur Christian Clavier à Porto-Vecchio, s'est ouvert mercredi après-midi devant la cour d'appel de Bastia.

Le tribunal correctionnel d'Ajaccio les avait condamnés en novembre pour "violation de domicile" à 500 euros d'amende chacun. Les dix avaient fait appel.
Le 30 août, après un rassemblement devant la mairie de Porto-Vecchio pour protester contre le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (Padduc), les nationalistes avaient décidé de se rendre sur la propriété de l'acteur, dans le lotissement de Cala d'Oro où ils étaient restés environ une heure. Ils entendaient ainsi attirer l'attention sur la "spéculation foncière", favorisée selon eux par certains élus UMP et dopée par l'installation de "people" dans l'île.

L'occupation du jardin du comédien, ami du président de la République Nicolas Sarkozy, avait coûté son poste au patron des forces de sécurité intérieure, Dominique Rossi, brutalement muté par le ministère de l'Intérieur pour n'avoir "pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce lotissement afin d'empêcher l'envahissement d'une propriété privée".

Lundi, des militants indépendantistes ont organisé un pique-nique sur la plage qui borde la propriété de l'acteur pour "symboliquement revenir sur ce morceau de terre qui ne doit pas être une enclave des nantis, des riches, des puissants et des amis du président", selon Paul-Félix Benedetti, un responsable du parti indépendantiste Corsica Libera.

"Nous sommes venus dire ensemble que les Corses sont partout chez eux y compris sur cette plage privatisée de fait depuis des années", avait ajouté Jean-Guy Talamoni, membre de l'exécutif de Corsica Libera.
MM. Talamoni et Benedetti figurent parmi les dix qui comparaissent en appel

Source LeFigaro.fr

Commenter cet article

Achile 03/06/2009 20:27

je n'aurais rien requis, si on m'avait posé la question, contre les "visiteurs". les caméras de TV étaient là et nous avons pu constater que1. la villa était déserte donc ça n'a dérangé personne2. les militants n'étaient pas tellement nombreux3. ils sont restés très calme il ne s'est absolurment rien passé, ils n'ont rien saccagé.bref, la honte total pour l'acteuret encore pire pour "Sarkozy" (lui ou un fonctionnaire qui voudrait lui faire de la lèche indirectement). cette histoire pue le copinage et le favoristisme, à l'aulne de la personnalité de notre très cher président.