Elections européennes : L'Ouest donne l'exemple !

Publié le par Le Veilleur

Dans quatre jours, les Français sont appelés à élire leurs eurodéputés aux pouvoirs grandissants. Un scrutin, qui, dans l'Ouest, s'annonce plus serré qu'au plan national, selon un sondage BVA pour la presse régionale.

Le sondage réalisé par BVA pour la presse régionale à l'occasion des élections européennes confirme la tendance exprimée au cours des dernières semaines. L'UMP se maintient à 26 % tandis que le PS surnage au-dessus de la barre des 20 % (21,5 %) et que le MoDem fait un score décevant (11%) équivalent à celui des écologistes.

Résistance au sarkozysme

En revanche, l'Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes) confirme son particularisme qui avait vu Ségolène Royal devancer Nicolas Sarkozy lors de la dernière présidentielle, avec les socialistes en tête à 24 % et l'UMP en retrait à seulement 22 %, le MoDem effectuant une percée à 16 %, plus conforme à son score de la dernière présidentielle (18 %) L'Ouest confirme ainsi sa résistance au sarkozysme mais globalement seul un électeur sur quatre (24 %) envisage de sanctionner le gouvernement, tandis qu'un sur deux (51 %) n'entend pas le faire en détournant cette consultation de son sens. Si ces pronostics devaient se confirmer, ils donneraient quitus à la stratégie du chef de l'Etat ayant consisté à entrer tardivement en campagne, puis à cibler ses interventions d'abord sur son refus de l'adhésion de la Turquie à l'Europe, puis sur l'immigration et la sécurité. Pour la première fois depuis 30 ans, un gouvernement gagnerait une élection intermédiaire. Néanmoins, en évitant un score par trop désastreux, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, sauverait la mise et peut-être même ses chances d'être la candidate du parti à la présidentielle de 2012.

Bayrou serait distancé

En revanche, la déception serait grande pour François Bayrou, distancé de quelque dix points par le PS. Comme si du fait de la bipolarisation du scrutin, le MoDem ne retrouvait plus l'espace lui ayant permis de bousculer la présidentielle de 2002 en menaçant les socialistes de se substituer à eux au second tour face à la droite La crise est, elle, à l'origine de ce recadrage des comportements électoraux qu'il faut analyser avec prudence. A moins que ses attaques répétées contre Nicolas Sarkozy et son absence sur les sujets européens ne lui portent préjudice. Affaire à suivre.

Source Letelegramme.com

Publié dans Mobilisation

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