Armes dans les établissements scolaires: Darcos persiste et signe

Publié le par Le Veilleur



Xavier Darcos veut «dissuader, former et responsabiliser» face au «phénomène préoccupant» des armes à l'école. Le ministre de l'Education a réuni ce mercredi matin des représentants des chefs d’établissement, des parents d’élèves et des collectivités territoriales pour évoquer cette question.

Malgré les rappels à l'ordre de sa collègue de l'Intérieur, Xavier Darcos a réitéré les propositions polémiques qu'il avait faites devant 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (Peep) à la suite du drame de Fenouillet (Haute-Garonne), où une enseignante a été poignardée en plein collège le 15 mai.

Des moyens juridiques pour les chefs d'établissement

Le ministre maintient la nécessité de mettre en place des portiques de détection d’armes dans les établissements où les diagnostics de sécurité auront fait apparaître une difficulté récurrente à empêcher leur introduction. Il a également proposé que les chefs d’établissement et les conseillers principaux d’éducation (CPE) puissent recevoir les moyens juridiques de contrôler le contenu des sacs des élèves lorsqu’ils l’estiment nécessaire, au moyen d’une habilitation spécifique qui leur serait donnée par la loi. Enfin, une force mobile d’agents assermentés, recrutés et formés, pourrait être placée auprès des recteurs pour intervenir dans les établissements, sous l’autorité des chefs d’établissement.

La semaine dernière, Michèle Alliot-Marie était montée au créneau: «On ne va pas installer des commissariats dans les écoles, ni morceler les forces de police pour créer une brigade spéciale pour chaque problème», avait-elle martelé, ajoutant qu'elle ne croyait pas à «une généralisation des portiques».

Xavier Darcos semble avoir fait la sourde oreille. Il a par ailleurs rappelé sa volonté de voir les agressions commises sur les personnels de direction, de vie scolaire et sur les enseignants, faire l’objet de circonstances aggravantes, y compris lorsqu’elles se déroulent en dehors des établissements scolaires.

Sanctions financières pour les parents

Le ministre, enfin, a reformulé l'idée que des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées puissent peser sur les parents qui ont définitivement démissionné afin de rappeler ces familles à leurs responsabilités.

Histoire de ne pas tout miser sur un volet répressif, Xavier Darcos propose aussi de renforcer la formation des chefs d’établissement et des CPE à la gestion de ces nouvelles formes de violence. Le ministre de l’Education nationale soumettra ce mercredi ces propositions au Président de la République et au Premier ministre.

Source 20minutes.fr
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