Louvre : abus Dhabi

Publié le par Le Veilleur

En visite officielle à Abou Dhabi, Nicolas Sarkozy a donné hier le coup d’envoi de la construction d’une antenne du musée du Louvre sur l’île de Saadiyat, futur carrefour culturel du Moyen-Orient. Pour Jean-Marie Fardeau,

responsable de l’ONG Human Rights Watch (HRW) à Paris, cette visite est une «opportunité» pour sensibiliser les autorités françaises. Dans un rapport publié le 19 mai, l’ONG accuse les autorités émiraties de ne pas respecter les droits des travailleurs étrangers sur l’île située au large d’Abou Dhabi.


Bill van Esveld, chercheur pour Human Rights Watch, est allé à la rencontre de ces ouvriers, venus pour la plupart d’Asie du Sud. «Nombreux sont ceux qui ont payé une agence jusqu’à 4 000 dollars [2 900 euros, ndlr] pour obtenir un visa de travail. Arrivés sur l’île, on leur confisque leur passeport et ils sont payés une misère. Ils ne peuvent pas se plaindre au risque de perdre leur emploi, alors qu’ils sont lourdement endettés», déplore-t-il. Des milliers de travailleurs «pris au piège» ne gagnent que 8 dollars par jour en moyenne pour douze heures de travail. «Ces abus doivent être stoppés au nom du patrimoine français», estime le chercheur.


L’agence chargée du projet du Louvre Abou Dhabi, France-Museums, a pris des mesures pour obtenir un contrôle indépendant des droits des travailleurs. Mais aucune clause contractuelle ne donne de caractère coercitif à cet examen. L’architecte du Louvre d’Abou Dhabi, Jean Nouvel a promis hier d’être «très vigilant» et de «veiller aux conditions de sécurité, aux conditions de confort et au respect de ces travailleurs».

Source Liberation.fr

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aliciabx 03/06/2009 08:57

Ce n'est pas de ce pays que vient celui qui a acheté le château des Tedesci ? Voilà une question qu'elle est bonne