Le « cas Allègre » agace Sarkozy

Publié le par Le Veilleur

Ne parlez plus à Nicolas Sarkozy de la possible entrée au gouvernement de Claude Allègre, ça l’agace ! Le président, qui rêve de lui confier un grand ministère de l’Innovation, n’est pas content du tout du battage qui entoure cette possible nomination. « Il pensait que c’étaient les collaborateurs d’Allègre qui faisaient courir le bruit, mais il s’est rendu compte que c’était Allègre lui-même ! » confie un ministre.

Une chose a particulièrement irrité Sarkozy, qui déteste qu’on lui force la main, c’est qu’Allègre s’active en coulisses pour définir le périmètre de son futur poste.

Sarkozy n’est pas non plus insensible à la fronde anti-Allègre des écologistes, au premier rang desquels Nicolas Hulot. « Hulot, c’est important pour lui », relève le même ministre. Qui ajoute : « Cela ne veut pas dire que l’hypothèse Allègre ne se fera pas, mais rien n’est définitivement tranché. » Interrogé en petit comité sur l’ancien ministre de l’Education aux Emirats arabes unis, Sarkozy a répondu fraîchement : « Je n’en ai parlé à personne, donc je me demande bien d’où ça sort ! Tout ça a au moins la vertu de populariser l’ouverture. » Assis à ses côtés, l’ex-PS Bernard Kouchner a peu apprécié la comparaison : « Alors ça… »

« Dans son esprit, rien n’est arrêté »

Le remaniement qu’il prépare pour la fin de juin ou le début de juillet, le président refuse de l’évoquer.
De plus en plus secret selon ses visiteurs, il n’en parle qu’à une poignée de proches. Même François Fillon, assuré de rester à Matignon, en ignore les détails. Et pour cause : Sarkozy ne veut pas en faire un enjeu des européennes. « Ce qui se passera après ces élections, il n’est pas question d’en parler avant ! a-t-il expliqué aux Emirats. Il faut essayer de se concentrer sur les enjeux européens. (…) Les élections nationales viendront à leur terme. » Surtout, le scénario du remaniement n’est pas calé. « Dans son esprit, rien n’est arrêté », assure un proche. Pour l’heure, Sarkozy se contente de tester des noms : il cite souvent Claude Allègre, Richard Descoings (chargé de mission sur la réforme du lycée) et Michel Mercier (trésorier du MoDem). Selon ses proches, il prendrait goût à ces jeux de personnes : « Il devient de plus en plus mitterrandien ».

Je vais voter pour Michel Barnier, sans aucune hésitation, je n’ai pas d’état d’âme. D’abord j’aime bien Barnier, ensuite je pense que Sarkozy est la seule personne qui a fait bouger la Commission européenne et la présidence française de l’UE a été formidable », a affirmé hier Claude Allègre à l’AFP, assurant par ailleurs que tout ce qui est dit sur son entrée prochaine au gouvernement est « inventé ».

Source LeParisien.fr

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