Xavier Darcos suggère la création de "brigades" à l'école

Publié le par Le Veilleur

 Xavier Darcos, qui a suscité un tollé politique et syndical en suggérant une fouille systématique des élèves dans les établissements scolaires, a proposé mardi la création de "brigades" de vérification et de dissuasion pour éviter violences et agressions.

 


Le ministre de l'Education nationale a précisé ses projets pour apaiser le débat, soulignant qu'il n'incombait pas aux personnels de l'éducation de procéder à ces fouilles.


"Nos chefs d'établissement et nos conseillers principaux d'éducation ne disposent pas aujourd'hui de l'autorité qui leur permet d'imposer la fouille ou la vérification des sacs de nos élèves. C'est un paradoxe, mais c'est ainsi", a-t-il dit lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.


Mardi matin, sur i-Télé, le ministre avait souhaité que "d'autres personnels protègent les établissements".

"Je propose qu'une brigade puisse être mise en place pour venir dissuader, persuader, venir concourir à l'activité de nos personnels", a-t-il expliqué à l'Assemblée.


"Une sorte de force mobile qui dépendrait du rectorat", a-t-il suggéré sur i-Télé.

Soulignant qu'il avançait simplement des pistes, Xavier Darcos a dit vouloir favoriser des "solutions simples" au nom de la protection de "l'école de la Nation".


"Je propose qu'on puisse vérifier ce qui entre dans nos établissements : portiques, vérifications électroniques, sondages... je ne sais pas. D'autres pays que nous l'ont fait", a-t-il déclaré.


La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait fait part de ses réserves sur l'idée de son collègue de transformer notamment les recteurs en officiers de police judiciaire pour leur permettre de procéder à des fouilles.

Deux réunions sur les moyens de renforcer la sécurité à l'école se tiendront mercredi et jeudi respectivement au ministère de l'Education et à l'Elysée à la suite d'une série d'incidents dans des établissements scolaires.


L'opposition de gauche accuse l'exécutif et la majorité de prospérer à nouveau sur le thème porteur de la sécurité à des fins électoralistes, à moins de deux semaines des élections européennes.


Une enseignante a été grièvement blessée au couteau le 15 mai par un élève de 13 ans dans un collège de Fenouillet (Haute-Garonne), près de Toulouse.


"Si le mot fouille parait un peu inquiétant, (...) il ne me fait pas peur dès lors qu'il s'agit d'empêcher de rentrer des couteaux ou des armes dans les établissements scolaires", a affirmé Xavier Darcos sur i-Télé.


Source LeMonde.fr

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