Sabotages SNCF : un avocat juge les gardes à vue "démesurées"

Publié le par Le Veilleur

Un avocat s'est insurgé vendredi 22 mai contre "la démesure" de la procédure utilisée envers les trois Rouennais placés en garde à vue pendant trois jours, puis libérés sans qu'aucune charge n'ait été retenue dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes TGV. "C'est de la démesure. On utilise en réalité la garde à vue pour faire pression sur des témoins. C'est un détournement de procédure", a affirmé à l'AFP Me Philippe Lescène, avocat de deux des trois Rouennais remis en liberté. "Rien ne peut être retenu contre nos clients et on le savait avant leur placement en garde à vue", a-t-il souligné.


Neuf mises en examen


Me Philippe Lescène estime que les trois Rouennais ont été notamment interrogés par la Sous-direction antiterroriste sur un voyage en Grèce qu'ils auraient effectué "à la même époque" que Julien Coupat, le seul mis en examen encore incarcéré dans cette affaire. "S'il fallait mettre en détention tous ceux qui sont allés en Grèce à la même époque, on n'aurait pas fini", a ironisé l'avocat.

Au total, neuf personnes âgées de 22 à 34 ans ont été mises en examen en novembre 2008 dans ce dossier pour "destructions et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Elles sont soupçonnées d'appartenir à un groupe ultragauche à l'origine de sabotages contre des lignes TGV.

Source NouvelObs.com
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