« Sarkozy je te vois » : L'instituteur est jugé aujourd'hui.

Publié le par Le Veilleur


Un professeur comparaît devant le Tribunal de police de Marseille pour « tapage injurieux diurne ». En février 2008, témoin d'un contrôle de police à la gare St-Charles, il avait crié aux policiers : « Sarkozy je te vois ! »



Un enseignant va être jugé ce mardi 19 mai par le Tribunal de police de Marseille pour « tapage injurieux diurne ». Le 27 février 2008, cet homme de 47 ans, qui attendait un train à la gare Saint-Charles de Marseille, a été témoin d'un contrôle de police un peu musclé selon lui. Pour détendre l'atmosphère et sur le ton de la plaisanterie, il a crié à deux reprises à l'attention des policiers, devant des badauds hilares : « Sarkozy je te vois ! ». Une plaisanterie qui n'a pas été du goût des forces de l'ordre. Interpellé à son tour,  l'homme a été conduit au poste de police, mis en garde à vue et déféré au parquet.

« Et pourquoi pas quand l'OM marque un but ! »

Maître Philippe Vouland, l'avocat du professeur, qui veut rester anonyme pour des raisons professionnelles, parle d'une « affaire démesurée » : « je suppose que c'est le nom du Président de la République, évidemment, qui rajoute, mais on ne comprend pas. En effet, l'ironie envers des policiers n'est pas quelque chose à pratiquer. Mais je vais essayer de démontrer que ce n'est pas une infraction. » Alors que son client est jugé pour « tapage injurieux diurne », Me Vouland s'interroge : « A 18h dans la gare Saint-Charles... Et pourquoi pas dans le Stade Vélodrome quand l'OM marque un but ! »

« Un réflexe de policiers »

Si du côté des syndicats de police, on reconnaît le caractère « exagéré » de cette affaire, comme l'explique Fabrice Hiller, secrétaire régional du Syndicat Général de la Police, on se défend aussi : « Je pense que sur place, dans cette gare où il y a pas mal de monde, les policiers, qui sont aujourd'hui souvent eux-mêmes interpelés par des curieux ou des gens qui souhaitent s'occuper de l'interpellation en cours, ont eu le réflexe d'écarter tout danger ou tout problème et d'emmener ce monsieur au commissariat. »

Les autorités ne veulent pas commenter cette affaire tant elles l'a considèrent comme ridicule. Et même si l'avocat du plaignant en rit encore, il n'empêche que, malgré ses multiples excuses, ce professeur, qui se retrouve aujourd'hui à la barre des accusés du Tribunal de police de Marseille, risque une amende pouvant aller jusqu'à 500 euros.

 


Source RMC.fr

 

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