Armes à l'école : les élèves bientôt fouillés ???

Publié le par Le Veilleur

Comment empêcher les armes d'entrer à l'école ? Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos consulte aujourd'hui représentants des régions et des départements, chefs d'établissement et parents d'élèves.


Le ministre a annoncé qu'il recevrait l'Association des régions de France (ARF), l'Association des départements de France (ADF), les syndicats de chefs d'établissement, et les fédérations de parents d'élèves FCPE et Peep, après une agression dans un collège de Fenouillet (Haute-Garonne), où une enseignante a été grièvement poignardée vendredi par un élève de 5e.

On recense chaque mois une vingtaine de faits avec arme (armes blanches, par destination, etc...) dans les établissements scolaires français, indique le ministère de l'Education nationale. D'après les derniers résultats de l'enquête nationale Sivis (Système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire), publiés en décembre pour la période 2007-2008, 1,2 % des faits de violence grave à l'intérieur des établissements scolaires sont commis avec arme blanche et 0,1 % avec armes à feu, le ministère estimant que les statistiques ne reflétaient «pas de montée significative».


Vers un système de fouilles à l'entrée ?


Il s'agit, avait expliqué le ministre lors de sa visite en Haute-Garonne, «d'examiner toutes les solutions possibles: on peut imaginer dans certains établissements des portiques, des systèmes de fouille [...] Vous ne réglerez pas avec un demi-poste de surveillant de plus le fait qu'un enfant de 13 ans arrive avec un couteau pour frapper un professeur alors qu'on n'a aucun signalement de violence», avait-il estimé.


Le Snes-FSU, principal syndicat d'enseignants des collèges et lycées, a demandé dimanche à Xavier Darcos «de privilégier l'éducatif sur le "tout sécuritaire", de privilégier les moyens humains permettant le dialogue et l'accompagnement plutôt que de développer les "portiques" et dispositifs de vidéo-surveillance».


«Cela nécessite de revenir sur les suppressions massives de postes dans le second degré qui dégradent les conditions d'enseignement et dégarnissent les personnels chargés de la vie scolaire», selon le syndicat qui «exige le recrutement, en nombre suffisant, de personnels statutaires et formés pour apporter (...) des réponses éducatives sérieuses».



Source Leparisien.fr

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