Pécresse veut des "exams" à tout prix

Publié le par Le Veilleur

“Il faut savoir mettre fin à un mouvement” a déclaré hier Claire Guichet de la Fédération des associa­tions générales étudiantes (Fage), après avoir rencontré Valérie Pécresse. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a discuté tour à tour avec cinq syndicats étudiants pour leur faire part des mesures destinées au déroulement des examens dans les universités menacées par un mouvement de protestation qui dure depuis maintenant quatre mois.


“L’heure du pragmatisme”

“Les épreuves ne porteront que sur les enseignements réalisés ou rattrapés, a précisé la ministre. Elles auront lieu avec des sessions de rattrapage.” Mais certains affichent leur contentement : “L’heure est au pragmatisme et à la validation des semestres” a déclaré Grégory Golf du syndicat Promotion et défense des étudiants. De même, la Confé­dération étudiante se dit “satisfaite que la ministre fasse du sur-mesure dans les universités”. La ministre a égale­ment annoncé plusieurs mesures pour favoriser le bon déroulement des examens. Ainsi, pour que les étudiants étrangers ne soient pas pénalisés, Valérie Pécresse compte se “rapprocher d’Eric Besson” afin que leurs demandes de renouvellement de titre de séjour se passent dans les meilleures conditions.

Un mois de bourse supplémentaire

En outre, “tous les étudiants boursiers qui auront des examens en juillet ou en septembre bénéficieront d'un mois de bourse supplémentaire” a annoncé la ministre. L’en­semble des étudiants pourra également faire une demande de logement au Crous pour juillet en s’acquittant d’un demi-loyer. “Ce sont de nouvelles garanties pour que les étudiants puissent passer leurs examens dans de bonnes conditions”, a réagi Jean-Baptiste Prévost, président de l’Unef. Une circulaire spécifiera également qu’aucun étudiant ne devra être privé de sa bourse l’an prochain pour des raisons liées à son manque d’assiduité au second semestre. Ces mesu­res représentent “une somme importante” dont la ministre a refusé de dévoiler le montant. Sur le terrain, des universités sont encore perturbées. Et pour le président de l’Unef : “La situation rend difficile et incertaine la sortie de crise.” Malgré tout, Valérie Pécresse a donné à nouveau rendez-vous aux syndicats, en juillet, pour une réunion sur “les conditions de vie étudiante dans un contexte de crise économique”.


Source MetéoFrance.com

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