Clip du gouvernement : Propagande électorale de l'UMP

Publié le par Le Veilleur

Le PS demande de suspendre la diffusion d'un clip gouvernemental


Les socialistes vont interpeller le CSA au sujet d'un clip télévisé pour le scrutin du 7 juin, qu'ils voient comme une "propagande électorale de l'UMP". Le clip se termine par des images de Nicolas Sarkozy, notamment au G20.


Les socialistes Harlem Désir et Benoît Hamon ont demandé lundi 18 mai au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de suspendre la diffusion du clip gouvernemental pour le scrutin du 7 juin, en y voyant une "propagande électorale de l'UMP".
"Nous exigeons que soit suspendue dès aujourd'hui la diffusion de ce clip gouvernemental qui n'est ni plus ni moins qu'un clip UMP", a déclaré Benoît Hamon, porte-parole du PS et No3 de la liste socialiste en Ile-de-France, lors d'un point presse.
Le clip du Service d'information du gouvernement (SIG), diffusé depuis le 9 mai sur les chaînes de télévision pour inciter les Français à voter le 7 juin en rappelant les réalisations concrètes de la construction européenne, se termine par des images de Nicolas Sarkozy lors de la présidence française de l'Union européenne et du sommet du G-20.

Un "mauvais procès"


"Il n'y a pas une seule image du Parlement européen", a déploré Benoît Hamon. Dénonçant un "mélange des genres scandaleux", il a précisé qu'il se rendrait ce lundi après-midi au CSA en compagnie de l'ancien Premier secrétaire du PS François Hollande et du député Didier Mathus, spécialiste de l'audiovisuel au PS.

"Le combat commun mené par la droite et par la gauche pour l'Europe depuis des décennies fait partie du patrimoine commun des Français", a rétorqué le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, notant que les visages de François Mitterrand et Jacques Delors apparaissaient aussi dans le clip.

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, a estimé lui que le PS faisait un "mauvais procès".

"Le président de la République est le président de tout les Français, il a mené une action remarquable à la tête de l'Europe, saluée par l'ensemble des gouvernements, de gauche comme de droite, des 27, au titre de la France", a jugé Dominique Paillé sur BFM.
"Il est logique que dans un clip qui veut inciter les Français à aller voter, on retrace cette histoire française que les Français j'espère n'ont pas oublié", a-t-il poursuivi

Inquiétude au PS


Tête de liste PS en Ile-de-France, Harlem Désir a demandé quant à lui l'organisation d'un débat télévisé "à une heure de grande écoute" avec son homologue de l'UMP Michel Barnier pour une "confrontation entre deux projets".

Ces deux initiatives témoignent d'une certaine inquiétude de la rue de Solférino. A 20 jours du scrutin, les enquêtes d'opinion placent invariablement l'UMP en tête, avec 27% d'intentions de vote contre 22%, selon un sondage Viavoice publié lundi dans Libération. L'écart est encore plus grand en Ile-de-France, où la liste UMP est créditée lundi de 33% par TNS-Sofres, devant le PS (21,5%), Europe écologie (14%) et le MoDem (12%). L'abstention s'annonce forte: 51%, selon un sondage CSA publié dimanche.
Les responsables socialistes minimisent ces sondages: "22%, c'est le chiffre habituel du PS en campagne", relativise le directeur de campagne Jean-Christophe Cambadélis. Quant à l'Ile-de-France, elle se situe "traditionnellement trois-quatre points en dessous du score national" du PS.

"Nous avons un programme"


Reste que le message a changé depuis une semaine. Face au double risque de l'abstention et de la dispersion à gauche, les socialistes martèlent désormais l'argument du vote "efficace" pour changer de majorité au Parlement européen. "Ne laissez pas la droite vous imposer son Europe", a lancé Harlem Désir. L'eurodéputé PS s'en est pris à l'écologiste Daniel Cohn-Bendit, qui "revient faire un tour de piste médiatique" en France "une fois tous les dix ans".

L'animateur de la campagne socialiste a détaillé les propositions du PS pour "donner une nouvelle perspective en Europe" face à "l'Europe ultra-libérale" défendue selon lui par Nicolas Sarkozy: "un plan de relance de 100 milliards d'euros tout de suite contre la crise", la création de 10 millions d'emplois verts, un "bouclier social pour les salariés, les chômeurs et les retraités", et des "règles strictes pour mettre fin aux dérives du capitalisme financier". "Nous avons un programme. Nous mettons au défi l'UMP de présenter le sien", a résumé Jean-Christophe Cambadélis.

Les socialistes espèrent aussi donner une image plus rassemblée lors du meeting commun, maintenant confirmé, entre Martine Aubry et Ségolène Royal, le 27 mai prochain à Rezé (Loire-Atlantique). "Nous sommes dans la normalité", a minimisé Benoît Hamon.

Source Nouvelobs.com

Et le pire c'est que c'est nous qui payons pour leutr propagande !!!
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walkmindz 18/05/2009 17:03


Quand un producteur parle comme un consommateur, c’est qu’il y a plus de produit à vendre, mais le souvenir et les phobies maintiennent l’illusion.
Les chirurgies faussement démocratiques succèdent aux coups d’États électoraux guidés par la guerre des nerfs. Les abus de langages configurent le discours officiel.
L’inflation des pathologies économiques et des modes de régulation administrative ont crée un engouement pour la croyance à tout prix, à bas prix. Cette religion confond parabole et législation.
Depuis que les maladies globales ne sont plus adaptées à la médecine institutionnelle, la réorientation professionnelle transforme les humanistes en cannibales.
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/04/23/bloc-note-politique-sur-mesure-espoir-a-la-carte-et-gout-des-autres/