Rachida Dati : elle sort les crocs et tacle... Cohn-Bendit et Guigou !

Publié le par Le Veilleur

A moins d'un mois des élections européennes, pour lesquelles elle figure en deuxième position de la liste UMP menée en Ile-de-France par Michel Barnier, Rachida Dati, qui prenait tout récemment part à un pique-nique avec Michel Barnier et des jeunes de l'UMP Cour Saint-Emilion (Paris), est plus que jamais dans l'oeil du cyclone. Et il se trouve que le cyclone passe, repasse et repasse encore.


Elle continue malgré tout à garder le sourire pour la campagne des Européennes, comme hier soir où elle s'est rendue, sans Michel Barnier, à la Maison des associations du Pecq, pour une rencontre sur le thème de l'éducation. Vêtue d'un débardeur en laine noir, sur un chemisier blanc, pantalon noir et escarpins assortis, elle a salué les personnes présentes et a fait un discours apprécié par le public. On a rarement vu une femme et de plus membre du gouvernement autant adulée au début et aussi décriée et éreintée par la suite. Maintenant, elle en a gros sur le coeur et a décidé de répondre.

Les faits :


Entre
la parution du brûlot Belle-Amie et le ridicule tapage autour de sa participation à une parodie de Qui veut gagner des millions, avec ce haro sur la Rachida qui s'est ensuivi, celle qui déclarait récemment "Depuis le temps qu'on annonce ma disgrâce, je devrais être à la cave" est de nouveau entraînée dans une violente rixe médiatique.


La maman de la petite Zohra (
brièvement hospitalisée peu après les noces du prince Jean de France auxquelles était conviée la Garde des Sceaux), une fois encore, applique l'adage populaire qui veut que la meilleure défense soit l'attaque. Cette semaine, Rachida Dati lutte sur deux fronts, victime des attaques simultanées de l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit et d'Elisabeth Guigou, qui l'a précédée à la Justice. Alors que jusqu'ici elle n'avait répondu à aucune attaque et déclaré qu'elle n'avait lu aucun des livres à charge contre elle, là, elle a décidé de sortir de son silence et d'arrêter de rester assise au bord de la rivière à regarder, passer le corps de ses détracteurs !


Affaire Cohn-Bendit : le vice-président des Verts au Parlement européen a émis de sérieux doutes sur le sérieux avec lequel Rachida Dati irait siéger audit Parlement, estimant qu'elle ne voudrait pas "se taper les commissions" ni "se taper l'endroit où il n'y a pas une caméra". "Faut pas rigoler, avait-il lâché lundi lors d'un entretien accordé à RMC/BFM TV. Vous croyez que Rachida Dati ira au Parlement européen ? Et mon oeil, et mon oeil !" Des propos suite auxquels la tête de liste Europe-Ecologie a été sommée de présenter des excuses à la Garde des Sceaux : "C'est un procès d'intention inadmissible ! (...) Nous exigeons qu'il fasse des excuses à Rachida Dati", s'est ému Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP. Dominique Paillé, qui, hasard du calendrier, sera opposé en duel à Daniel Cohn-Bendit ce vendredi sur l'antenne de
France Inter... L'eurodéputé, depuis, a promis d'offrir des fleurs et du champagne à la ministre de la Justice si celle-ci lui prouve qu'il a tort : "Si, dans un an, Rachida Dati a été régulièrement au Parlement européen, a été en plénière, en commission, a travaillé dans son groupe, eh bien, je lui offrirai des fleurs, une bouteille de champagne et je dirai 'je me suis trompé'", a-t-il indiqué. Mais le mal était fait, et l'intéressée a contre-attaqué, par voie de communiqué officiel : "Je comprends qu'un homme du passé cherche à sortir de l'ombre, a stigmatisé Rachida Dati, ajoutant avoir "toujours agi en allant au bout de [s]es convictions". "J'ignore celles de Daniel Cohn-Bendit, fustigeait-elle alors de façon cinglante, puisqu'en 5 ans au Parlement européen, il n'a rendu aucun rapport."


Affaire Elisabeth Guigou : interrogée, au micro d'Europe 1, par
Jean-Pierre Elkabbach (qui a décidément le don de poser des questions... "pertinentes"), sur le bilan de celle qui lui a succédé dans la fonction de Garde des Sceaux, l'ancienne ministre de la Justice n'a pas mâché ses mots, elle a même été d'une violence extrême "J'avais beaucoup de sympathie et d'estime pour elle, c'est fini", a-t-elle posé, ajoutant : "C'est quelqu'un qui, malheureusement, a gâché toutes ses chances, qui étaient grandes au départ. Par désinvolture, par autoritarisme mal placé, par incompétence aussi. Elle n'a pas assez travaillé. Elle n'est plus à son ministère, ou quasiment plus". Une attaque en règle. Attaque un peu kamikaze, et la réplique de Rachida Dati n'est pas plus tendre : la Garde des Sceaux, toujours par voie de communiqués officiels, a porté sa parade. Premier communiqué, en date du 12 mai (17h46) : "L'arrogance d'Elisabeth Guigou est révélatrice de l'attitude hautaine de certains socialistes vis-à-vis des souffrances de nos concitoyens dans leur vie quotidienne. Je renvoie les Français au bilan d'Elisabeth Guigou en tant que Garde des Sceaux : un taux record de délinquance +17%; des taux records de suicide en détention (125 suicides en 1999), et de mineurs incarcérés (975 en juillet 1999 contre 698 en avril 2009), un taux inacceptable de détention provisoire (40% des personnes en prison en 1998 contre 26% aujourd'hui), le taux record de fermetures de places de prison sans nouvelles ouvertures (497 places fermées contre près de 9 000 places créées entre mai 2007 et 2009). Je laisse le soin aux Français de juger de la grandeur d'Elisabeth Guigou en tant que ministre de la Justice."


Second communiqué, quelques minutes plus tard, laconique : "Compte tenu de l'intelligence de Mme Guigou, celle-ci devrait déroger au principe archaïque selon lequel tout prédécesseur mésestime ses successeurs".


Deux estocades sanguines expédiées à toutes les rédactions, mais aussi publiées sur... le site institutionnel du ministère de la Justice !!! Euh... No comment...


Que les auteurs des futurs assauts se le disent : Rachida Dati se rebiffe !

Source Purepeople.com

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