Le gouvernement s'autofelicite...

Publié le par Le Veilleur

Nicolas Sarkozy feint de ne pas apprécier les anniversaires. Le vrai-faux président de l'UMP avait donné consigne à son parti de rester sobre, en cette période de crise économique. Bonne fille, l'UMP a fêté sans trop de faste mercredi 6 mai les deux ans de son accession à l'Elysée. Une journée portes ouvertes au siège de la rue La Boétie avait été organisée pour les nouveaux adhérents, suivie d'une réunion Salle Gaveau autour du premier ministre et de quinze membres du gouvernement. En préambule Xavier Bertrand avait alléché la salle : pas de grands discours, mais la parole aux militants. Las ! La séance, autour d'un faux jeu de questions-réponses, a presque fait regretter les bons vieux meetings. Les ministres se sont relayés à la tribune, faisant assaut de louanges pour célébrer M. Sarkozy, le patron incontesté du parti. Christine Lagarde, la ministre de l'économie, lui a même fredonné un "happy birthday" !

François Fillon, devant ses ministres, postés comme au garde-à-vous, n'a pas été en reste. Sans doute parce qu'il célébrait un peu aussi son anniversaire, deux ans à Matignon, et des relations enfin apaisées avec le chef de l'Etat. S'il a dit se méfier "des clichés à mi-mandat qui négligent la durée des politiques et la profondeur des changements", le chef du gouvernement a longuement salué l'action de Nicolas Sarkozy, pendant la présidence européenne, face à la crise et depuis deux ans pour "réformer la France". "J'ai vu le chef de l'Etat agir avec gravité et efficacité. Les murs de l'Elysée n'ont pas étouffé sa flamme", a-t-il affirmé en ajoutant : Nicolas Sarkozy "est l'homme que la situation réclamait".


Devant les militants tout acquis à la cause du sarkozysme, le premier ministre a assuré qu'il poursuivrait le train des réformes, notamment celle des collectivités territoriales. Aux jeunes qui bloquent les universités, il a prévenu qu'il était prêt à "rétablir l'ordre" chaque fois que les présidents d'université le demanderont.


Comme à son habitude, M. Fillon s'est montré cinglant à l'égard des opposants, de droite ou de gauche. "Les syndicats sont plus responsables que certains de ces hommes politiques qui parlent de notre pays comme s'il était en situation prérévolutionnaire", a-t-il fustigé en référence à Dominique de Villepin, qui avait parlé des risques d'une situation prérévolutionnaire en France.


Enfin, il a accusé les socialistes et le MoDem de vouloir "affaiblir l'image de la France en Europe". "Ils appellent à une sanction contre Nicolas Sarkozy. Quand on leur demandera à Strasbourg : "C'est quoi votre programme ?", ils répondront : "C'est contre Sarkozy !""

Absent de la fête, M. Sarkozy était à l'Elysée pour une ultime réunion d'arbitrage sur les listes européennes du parti, avec Jean-Claude Gaudin, Michel Barnier, Brice Hortefeux et Xavier Bertrand. Celles-ci devaient enfin être présentées jeudi 7 mai... à tout juste un mois du scrutin.

Source LeMonde.fr

En meme temps c'est clair que si ce n'est pas eux qui se felicitent c'est pas nous qui le feront !!!

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aymard 07/05/2009 16:44

Bravo !!! L'anniversaire de l'avènement de rase mottes, c'est aussi comme l'anniversaire de la mort de la démocratie. Nous sommes ici sur l'un des derniers remparts contre la dictature : le web.