Deux ans de présidence Sarkozy : un florilège de ses phrases chocs

Publié le par Le Veilleur

Des 339 discours prononcés par Nicolas Sarkozy en deux ans, certains resteront gravés dans les mémoires. Mais à parler tous les jours ou presque, on connaît forcément des ratés. Florilège des phrases chocs du président, parfois dignes de dialogues de Michel Audiard et de certaines idées pas toujours inspirées… ou vite enterrées.



16 mai 2007, investiture
Sarkozy annonce que la lettre d’adieu du résistant communiste Guy Môquet, fusillé par les Allemands en 1941, sera lue dans les lycées tous les 22 octobre. Le monde enseignant se braque. La lecture, devenue facultative, a été noyée cet automne dans la Semaine de l’Europe à l’école.

26 juillet 2007, Dakar (Sénégal)

« Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. »
La sortie provoque un tollé, qui a inspiré à Ségolène Royal ses fameuses « excuses ».

6 novembre 2007, Le Guilvinec (Finistère)
Chahuté par des marins pêcheurs, Sarkozy sort de ses gonds quand Juju le pêcheur l’insulte. « C’est toi qui a dit ça ? Ben descends un peu le dire, descends un peu ! »

31 décembre 2007, voeux aux Français
« J’ai la conviction que, dans l’époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j’appelle une politique de civilisation. » En reprenant le concept du philosophe Edgar Morin, le président fait un flop… « C’était une bonne idée, que j’ai sortie trop tôt, une bêtise. »


8 janvier 2008, conférence de presse
On n’en a retenu que deux phrases : « Avec Carla, c’est du sérieux » et « Qu’est-ce que vous attendez de moi, que je vide des caisses qui sont déjà vides ? » Ses conseillers, encore traumatisés, ont enterré la promesse du président de multiplier les conférences de presse…

4 février 2008, Gandrange (Moselle)
« Qui que soit le propriétaire de l’usine, nous sommes prêts à prendre à notre charge tout ou une partie de l’investissement de modernisation. » Un an plus tard, Sarkozy promet de retourner à l’usine Arcelor Mittal. A Gandrange, on l’attend toujours… Le 1er avril, l’aciérie a définitivement fermé ses portes et le groupe a confirmé la suppression de 575 postes sur 1 108.

13 février 2008, dîner du Crif
Sarkozy demande qu’à partir de la rentrée scolaire 2008, « tous les enfants de CM 2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ». « Insoutenable ! » protestera ensuite Simone Veil, ancienne déportée. L’idée a rejoint les oubliettes.

5 juillet 2008, conseil national de l’UMP
« Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ! » Une phrase prononcée avant la crise et ses cortèges de manifestants, qu’il avouera regretter.

1er janvier 2009, Elysée
Après les 1 147 véhicules brûlés de la Saint-Sylvestre, il propose d’interdire aux mineurs condamnés pour incendie de voiture de passer leur permis de conduire « tant qu’ils n’auront pas réglé les conséquences de leur forfait ». Moquée par les syndicats d’avocats et de magistrats, l’idée a été évacuée.

7janvier 2009, voeux aux parlementaires
« On dit l’omniprésident. Je préfère que l’on dise cela plutôt que le roi fainéant. On en a connu ! » Sarkozy le jure, il ne visait pas Jacques Chirac…


22 janvier 2009, Elysée

« A budget comparable, un chercheur français publie de 30 % à 50 % en moins qu’un chercheur britannique dans certains secteurs. Evidemment, si l’on ne veut pas voir cela, je vous remercie d’être venu, il y a de la lumière, c’est chauffé… » La réplique est restée en travers de la gorge des chercheurs.

Source LeParisien.fr

 

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