Union des syndicats : Le combat continue

Publié le par Le Veilleur

Les syndicats se retrouvent demain pour décider des suites à donner à la mobilisation. Pour la première fois depuis 1945, ils ont défilé dans un même cortège du 1er Mai. Mais le groupe des huit doit encore trouver un accord sur la stratégie à adopter désormais.

L'unité n'est pas mise à mal. Les huit centrales (CFE-CGC, CFDT, CFTC, FO, CGT, FSU, Solidaires et UNSA) ont su unir leurs forces depuis l'automne.

Ce rassemblement a permis le succès des journées du 29 janvier et du 19 mars. Tous les responsables sont conscients de la nécessité de cette unité pour la suite. «  Il y a peut-être des divergences de méthode, mais pas de fond », assure Jacques Voisin, président de la CFTC.

FO veut monter d'un cran

Jean-Claude Mailly s'est montré le plus ferme, répétant qu'il fallait «  monter d'un cran ». Le secrétaire général de Force ouvrière souhaite que tout le monde appelle à une grève de 24 heures. Du côté des revendications, le syndicat demande à Nicolas Sarkozy un effort sur le pouvoir d'achat. «  On veut un coup de pouce au SMIC le plus élevé possible sinon ce sera même pas 1 % » en juillet, a insisté Jean-Claude Mailly.

La CGT exhorte aussi à l'élargissement du mouvement. Bernard Thibault a esquissé un calendrier. «  Il faut qu'il y ait une première étape au mois de mai. Il y a déjà eu des échanges pour quelque chose en mai et quelque chose en juin », a avancé le responsable de la Confédération. L'espacement de six semaines entre les précédentes mobilisations unitaires a paru long pour beaucoup.

Une autre forme de mobilisation est proposée par la CFTC : une journée de gratuité, dans les transports ou autres services publics.

Ce serait un «  signe de solidarité avec les plus démunis », explique Jacques Voisin. La CFE-CGC imagine pour sa part des mobilisations locales par bassin d'emploi.

La CFDT reste ouverte à ces différentes options. Son patron, François Chérèque, a demandé au gouvernement de s'investir davantage pour l'emploi. «  Je propose une négociation avec le patronat pour faire en sorte que les jeunes restent dans les entreprises », avance-t-il encore.

Côté politique, la grève générale, réclamée par Solidaires (syndicats Sud), reste le mot d'ordre du NPA, dont le leader Olivier Besancenot était vendredi en Guadeloupe. Le parti d'extrême gauche se montre souvent sur les sites industriels en danger, au risque de provoquer l'ire des syndicats.

Le PS et le Front de gauche (PCF et Parti de gauche), présents dans les cortèges, espèrent, eux, convertir l'inquiétude en voix pour les européennes du 7 juin.

Enfin, le gouvernement a posé son propre calendrier. Brice Hortefeux, le ministre du Travail, a donné rendez-vous aux syndicats cet été, pour une «  évaluation des mesures prises ». Une échéance qui étire un peu plus l'agenda social.


Source La voix du nord

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