Sarkozy voit grand...Un peu trop même!

Publié le par Le Veilleur

Pour Nicolas Sarkozy, le Grand Paris devra s'étendre jusqu'au Havre

Le décor se prêtait à un discours oecuménique. Sous la réplique en plâtre du portail roman de l'église de Moissac (Tarn-et-Garonne), représentant le christ, entouré des quatre évangélistes, Nicolas Sarkozy a prêché, mercredi 29 avril, à la Cité du patrimoine et de l'architecture, pour la réalisation du Grand Paris avec tous les élus d'Ile-de-France. Il s'est efforcé de les enrôler dans son projet de bâtir la capitale du XXIe siècle et de l'après-Kyoto dans
"les dix ans".

"Cette nouvelle page de l'histoire de Paris, nul ne peut l'écrire seul, nous devons l'écrire avec tous les élus d'Ile de France" a insisté le chef de l'Etat en se tournant vers Bertrand Delanoë, le maire PS de Paris et Jean-Paul Huchon, le président (PS) de la région. En retour, tous les élus franciliens de gauche présents ont salué la volonté du chef de l'Etat de "sortir d'une posture d'affrontement" avec eux sur le sujet. Mais la volonté de l'Etat d'être "partenaire" doit se traduire aussi "dans les actes", a prévenu M. Delanoë.


Désireux de communier aussi avec les architectes et les urbanistes présents, pour l'inauguration de l'exposition de leurs travaux sur le Grand Paris à la Cité, M. Sarkozy a rappelé sa volonté, exprimée, en 2007, dans les mêmes lieux, de faire de "l'architecture le point de départ" de l'élaboration de son projet de Grand Paris tant "la beauté d'une ville est une part indicible mais bien réelle du bonheur de ceux qui l'habitent".


Après ses propos iréniques, M. Sarkozy a situé son projet dans le temps : "On ne peut pas dire aux gens, "rêvez au Grand Paris, vous ne le verrez pas de votre vivant !"" a-t-il pointé. Il a rappelé qu'il entendait se donner 10 ans pour achever la future rocade de métro autour de Paris. Selon l'Elysée, les grands travaux d'aménagement devront tous être achevés en 2022.


S'il s'est fixé un calendrier serré, il s'est en revanche affranchi des limites spatiales. Le grand Paris va "bien au-delà des limites de l'Ile-de-France" a-t-il énoncé. "Pour rester au premier rang" des capitales mondiales, "il faut voir loin, il faut voir grand", a-t-il poursuivi. Pour le chef de l'Etat, Le Havre doit devenir "le port du Grand Paris et la Vallée de la Seine, l'axe autour duquel la métropole a vocation à s'ordonner".M.Sarkozy a ainsi repris à son compte les travaux de l'équipe de l'architecte Antoine Grumbach. M. Sarkozy s'est engagé à "mettre Le Havre à une heure de Paris" grâce un train à grande vitesse. "Un projet réalisable d'ici 2015", espère M. Grumbach.

M. Sarkozy a appelé à fonder une "ville écologique" en ayant le souci de préserver les ressources en eau et en espaces verts de l'Ile-de-France. Il a retenu l'idée de l'architecte néerlandais Winy Maas de planter une forêt d'un million d'arbres à Roissy pour capturer les émissions de carbone autour de l'aéroport.


Pour le chef de l'Etat, le Grand Paris existerait le jour où "on ne parlera plus de banlieue, plus de zones urbaines sensibles". Il s'est prononcé en faveur du déménagement dans les cinq ans de l'université de Dauphine, actuellement dans le 16e arrondissement à la Défense.


Il s'est prononcé pour l'implantation de la future "cité judiciaire" dans le quartier des Batignolles, situé dans le 17e, mettant ainsi un terme à un différend qui dure depuis des années avec le maire de Paris sur l'emplacement du futur tribunal de grande instance de la capitale. Le Grand Paris passe aussi par la dérégulation du droit de l'urbanisme. Pour parvenir à créer 70 000 logements, soit près de la moitié de plus qu'aujourd'hui, M. Sarkozy estime possible de mobiliser les 200 km2 de réserves foncières supplémentaires dans la région.


Un discours "habile", "malin" ont salué les architectes qui se sont tous reconnus dans le "coupé collé" que le chef de l'Etat a fait dans leurs propositions pour le Grand Paris. Mais malgré sa volonté de faire communier dans une même vision les élus et les architectes, le chef de l'Etat n'a pas ôté les doutes et les clivages. "La technique Sarkozy, c'est celle du tamis relevait l'architecte David Mangin. Il met en route tous les projets et secoue pour voir ce qui reste".


M. Huchon s'est félicité d'entendre M. Sarkozy reprendre son projet de plan de transports qu'il évalue à 18 milliards et qui devra être complété par celui présenté par Christian Blanc, le secrétaire d'Etat à la région capitale. M. Delanoë a salué la reconnaissance par le chef de l'Etat de l'intérêt du syndicat Paris-Métropole. M. Sarkozy a indiqué : "Nos sucesseurs réfléchrions à la question de la gouvernance."

Source Lemonde.fr

En pleine crise il a la folie des  grandeurs notre monarque!

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walkmindz 02/05/2009 09:52


Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes…
La fête du travail et pourquoi pas la journée du chômage.
 
Ce qu’il y a de commode avec les orgies idéologiques en groupe, c’est que celui-ci cache la vacuité individuelle pour la transformer en mouvement indénombrable, donc invincible ou invisible.
Les logos, les slogans, les cortèges, les chants. Chaque utopie a le folklore qu’elle mérite, qu’elle hérite.
 
Les époques font les revendications, pas l’inverse. Et les meilleurs des hommes ne sont que de la chaire à canon pour les temps de paix, pour les temps d’ennui.
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/04/30/avis-a-la-population-ou-population-sans-avis-le-1er-mai/