Principe de précaution : C'est quoi ca ?

Publié le par Le Veilleur

A Nice, les policiers municipaux bientôt équipés de tasers

Chargé par Nicolas Sarkozy de rédiger une proposition de loi, Christian Estrosi multiplie à Nice les innovations en matière de sécurité.

Elu l'an dernier maire de Nice, Christian Estrosi affiche une franche volonté de faire de sa ville un laboratoire en matière de sécurité. Malgré des finances communales tendues, les investissements concernant la sécurité n'ont pas été remis en cause pour 2009. Et ce n'est pas un hasard si son adjoint à la sécurité, Benoît Kandel, un ancien colonel de gendarmerie, a été promu en décembre premier adjoint.

Le réseau de vidéosurveillance va être porté de 220 à 550 caméras d'ici à début 2010. Un choix contesté par l'opposition de gauche, qui réclame une plus grande présence des policiers municipaux sur le terrain et une vraie politique de proximité. « Les effectifs de la police municipale vont être étoffés avec une centaine de recrutements sur trois ans », répond Benoît Kandel qui précise que la délinquance sur la voie publique a déjà baissé de 2,5 % en 2008 à Nice. De 300 policiers municipaux, on va passer à 350 en 2009, puis 25 de plus en 2010 et en 2011. Et le préfet vient de donner son accord pour que les policiers municipaux niçois puissent être équipés de tasers. « Nous allons en commander une vingtaine, s'enorgueillit le premier adjoint. Les policiers habilités à les utiliser, une quarantaine, devront être au préalable formés. Ils pourraient être opérationnels en juin, ce qui fera de Nice l'une des premières villes en France à utiliser le taser. »

Réseau de vigilance citoyenne

Dans le secteur des transports, une brigade spécialisée de 13 policiers assure la sécurisation du réseau de bus et du tramway. Mais la ville ne s'est pas arrêtée là : considérant qu'« une ville propre est une ville plus sûre », elle a créé une « brigade verte » composée de 17 policiers municipaux ainsi que d'agents de la voierie et du nettoiement qui ont pour mission de constater toutes les atteintes à l'environnement et à la qualité du cadre de vie et qui surtout ont transmis depuis septembre 2008 quelque 1.500 procédures au parquet. Lors de la campagne électorale, Christian Estrosi avait milité pour la création d'une réserve civile et citoyenne. Son premier adjoint a préféré, faute de cadre juridique adapté, mettre en place un réseau de vigilance citoyenne qu'il avait déjà testé, assure-t-il, lorsqu'il était colonel de gendarmerie et « n'a rien à voir avec les milices » : « Nous choisissons un référent sécurité dans un quartier, un simple citoyen qui dispose d'un interlocuteur désigné parmi les policiers municipaux. » Une première expérience est en cours au Mont Boron, l'un des beaux quartiers de Nice, avec pour objectif de faire baisser le nombre de cambriolages.

Source Les Echos

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