Source Rue89.com
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Face à la montée de la délinquance violente, le ministre de l'Intérieur, Brice
Hortefeux a annoncé qu'il allait demander un "coup de collier" aux forces de sécurité, notamment sur les cambriolages. Les syndicats SGP et Unité police (majoritaire) lui ont répondu aussitôt
qu'un effort supplémentaire ne serait possible qu'avec des effectifs et des moyens. Ce qui n'est pas le cas selon eux. Des réductions d'effectifs sont prévues dans le cadre des restrictions
budgétaires et le gouvernement a même envisagé, avant de se raviser, de renoncer à intégrer dans les écoles de police plusieurs centaines de "cadets de la République" de 18 à 25 ans ayant réussi
des tests.
Brice Hortefeux a convoqué par anticipation le 1er septembre, au lieu du 14, les responsables de la police et de la gendarmerie. Il entend aussi recevoir les préfets des dix départements qui ont
les meilleurs résultats et ceux des dix départements où les chiffres sont les plus mauvais afin, dit-il, de dégager des pistes de réflexion. "Il y a une évolution de la délinquance et ça signifie
que les modes opératoires de la police et de la gendarmerie doivent évoluer", a-t-il dit sur RTL. Selon lui, la réunion de la police et de la gendarmerie sous l'autorité de son ministère, entrée
en vigueur le 3 août dernier, va favoriser son travail.
La crise responsable ?
"Le coup de collier, les policiers de terrain le donnent tous les jours alors
que le niveau de violence augmente depuis quelques mois, en particulier au cours de leurs interventions", rétorquent les syndicats policiers dans un communiqué. Ceux-ci expliquent le retournement
de tendance concernant l'évolution de la délinquance par la crise économique et estiment que la baisse précédente était à mettre au crédit de la police. Alors que le chômage était déjà très fort
dans les banlieues populaires au moment des violences de 2005, le chômage est en augmentation quasi constante depuis plus d'un an. Les policiers ne se jugent donc pas responsables. Ils demandent
une réouverture des négociations sur les indices salariaux.
De son côté, le ministre Brice Hortefeux dit écarter l'explication de la crise économique comme facteur aggravant. "Je ne vais pas chercher des excuses aux délinquants et aux
voyous. Ce n'est pas parce que notre pays traverse une crise économique mondiale que des comportements hors-la-loi peuvent être excusés", a-t-il dit. Des statistiques publiées lundi par
l'Observatoire national de la délinquance montrent que les violences aux personnes ont augmenté de 4,3 % sur l'année, une tendance connue depuis longtemps, mais qui s'accentue. Les atteintes aux
biens diminuent de 1,1 %, mais c'est la baisse la plus faible depuis 2003, note l'Observatoire. La tendance a été illustrée par un 14 juillet particulièrement violent, avec 240 interpellations,
et une série de violences urbaines ces dernières semaines dans des banlieues, consécutives à des décès lors d'opérations de police.
Source LePoint.fr
Le plan de Michèle Alliot-Marie a en réalité été mis en route le 1er juillet
dernier, en application d'une circulaire de Rachida Dati du 15 juin, explique l'OIP dans un communiqué.
La ministre se situe donc pour lui dans la continuité d'une politique de
prévention des suicides lancée en 2004 et qui, selon l'OIP, en fonctionne pas, car elle consiste essentiellement à agir sur les détenus "à risque" et non sur les conditions générales de
détention.
"Ce faisant, le ministère va à l'encontre des réponses reconnues comme
pertinentes par la profession médicale", écrit-elle.
Mardi à Orléans, Michèle Alliot-Marie a mis l'accent sur quatre points, la
formation des personnels pénitentiaires, la distribution d'un "kit anti-suicide" aux détenus (pyjamas en papier, matelas ininflammables), l'amélioration de l'accueil des personnes arrivant en
détention ou en quartier disciplinaire, ainsi que la nomination de "détenus de soutien".
Elle a fait état de 81 suicides depuis le début de l'année, l'association Ban
public avançant le chiffre de 92 morts. L'OIP estime pour sa part que tous ces chiffres pourraient être largement sous-estimés.
De son côté, le syndicat FO-pénitentiaire critique aussi le programme annoncé
par la ministre, qu'il qualifie de "gesticulations" dans un communiqué.
"On voudrait nous faire croire que les suicides en prisons ne peuvent se régler
qu'avec des pyjamas en papier, de la formation et des recrutements de détenus pour aider les détenus vulnérables", dit le syndicat.
Selon lui, le phénomène est dû à l'état vétuste des prisons, au manque de
travail pour les détenus, de personnels, et au nombre élevé de personnes incarcérées pour de petites peines inférieures à un an, qui aggravent la surpopulation.
Source LExpress.fr
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